Stérélisation précoce et le Corona Virus

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LE CORONA VIRUS:

Je propose soit un bébé stérilisé qui sera LOOF ou bien un “Type  Siberien” non stérilisé parce que même si la stérilisation précoce offre beaucoup d’avantages, il reste le soucis du Corona Virus.
Je souhaite expliquer le Corona Virus à mes clients pour qu’ils puissent choisir entre la stérilisation précoce (chaton LOOF)  et un chaton non stérilisé qui partira en tant que “type Sibérien” et stérilisé plus tard entre 7 mois et 1 an par le client pour éviter le risque de la mutation du Corona.
Le Corona est un virus intestinal très répandu entre les félins. On estime que 95% de la population MONDIALE féline porte le corona virus ou ont déjà été porteurs à un moment de leur vie.
Le Corona sous sa forme intestinal, est un virus sans danger pour le chat et presque assymptomatique. Le seul symptôme étant parfois un peu de diarrhée sans gravité.
Sauf que le Corona chez un bébé qui a un système immunitaire qui n’est pas encore entièrement bâti et mûr (aussi chez les chats âgés qui eux risquent d’avoir un système immunitaire qui fatigue), le Corona peut trouver une “porte ouverte” pour envahir le corps du chaton et muter vers une maladie fatale, la PIF.
Des études ont estimé que le pourcentage de chats porteur d’un Corona intestinale qui peut muter vers la PIF est de 3% à 5%.
La chirurgie de Stérilisation chez un chaton de 12 semaines peut entrainer une grande fatigue et un stress et le Corona étant un virus opportuniste peut profiter de cette fatigue pour muter. Le vaccins tels que le vaccin de la Rage ou la Leucose représentent aussi un danger vu que ce sont des vaccins costeauds qui vont affecter le système immunitaire du chaton. Il est important d’établir un calendrier de vaccination raisonable et éviter de faire un paquet ennorme de vaccins sur un bébé de seulement 12 semaines.
Il faut savoir qu’un chat d’appartement qui n’a pas de contact avec d’autres chats n’a pas besoin d’être vacciné pour la Rage ou pour la Leucose.

Le Corona est transmis de chat à chat par les selles (partage de litière) mais aussi par la salive. Vu que le virus est très contagieux, on retrouve des porteurs partout en refuges, élevages, la population de chats de rue et chez des particuliers. On peut aussi trouver le Corona chez les particuliers qui font parfois une seule portée par an.

Le seul moyen pour obtenir un bébé qui ne sera pas porteur du Corona: séparer la mère de ses bébés dès que les bébés commencent à marcher. Sauf que pour obtenir un chaton sociable et bien dans “ses baskets”, le chat doit pouvoir vivre avec sa mère au moins 12 semaines. Je ne sépare dans AUCUN cas la mère de ses bébés.
Chez Damman Amur, j’obtiens parfois des bébés qui ne portent pas le Corona virus (parce que la mère n’est pas porteuse) mais c’est assez rare. Ces bébés peuvent être stérilisés sans danger.
J’ai aussi des bébés porteurs du virus et personnellement, je deconseille la stérilisation précoce d’un bébé femelle porteuse du virus.
En sachant que le virus est très répandu et que très peu d’éleveurs parlent du problème (soit par peur de faire fuir les clients ou bien par ce que les risques sont assez bas et il faut beaucoup de temps pour expliquer le Corona à chaque client), sur 10 chatons adoptés (qui se soit en élevage, refuge ou chez les particuliers) 7 à 9 seront porteurs et ceux qui ne le sont pas, ont peut être été séparés de leur mère très jeunes.

J’estime qu’il faut parler du Corona et je souhaite expliquer le problème dans le but d’une claireté totale et aussi en prévention car le chat pourrait aussi être contaminé à un autre moment de sa vie et si vous êtes au courant et si vous prenez certaines précautions, cela peut être évité.
Pour moi en tant qu’éleveur,  il est bien plus facile de vendre un chat déjà stérilisé avec son pedigree LOOF car je dois aussi protéger la race de gens qui feront des mélanges et mariages sans avoir les connaissanses requises et laisser des maladies hereditaires s’introduire dans la race. La décision de stériliser “sur mesure” les chatons par rapport au gabarit et résultats Corona, n’a pas été simple et il a fallu beaucoup d’investissement comme un contrat sur mesure etabli par un avocat pour les chats vendus “type Sibérien”.

Dans le but de protéger TOUTS mes chatons et mes clients, j’adopté ce système de test sur mesure dans le but de réduire les risques un grand maximun et cela même si les risques de mutation sont assez bas. Les 3%à 5% de risque en question, representent 3 à 5  familles qui risquent de souffrir, 3 à 5 chatons aimés qui risquent de mourir.
Sachez aussi que la loi en France garanti un chaton pour la PIF pendant seulement 21 jours et que la mutation du Corona est souvent assez longue, donc un chaton qui tombre malade un ou deux mois après son adoption, ne sera pas couvert.

Voici comment protéger son chat:

Le bac à littière doit être toujours très propre et les crottes enlevées regulièrement et nettoyé à l’eau de javel au moins 2 fois par mois (ça évitera une recontamination) et facilite l’elimination du virus. Chez le particulier qui a seulement 1 ou 2 chats, l’elimination du virus est plus facile et si la littière reste propre, le chat bien nourri et aimé va se debarasser du virus assez rapidement.
Si vous visitez des amis ou famille en week end qui possèdent un chat, ne les laissez pas partager la littière ou gamelles ou encore jouet “bavés”.
Si vous allez chez le vétérinaire car votre chat est malade pour n’importe quelle raison, prenez votre propre thermomètre avec vous car il va falloir prendre sa temperature..
Vous pouvez aussi tester votre chat pour le Corona avant son stérilisation ou bien avant une chirurgie s’il est déjà plus vieux (après 10 ans). Le coût d’un test Corona est très bas (env 38 euros) mais il doit être un test “quantitatif” pour savoir si le chat est négatif, “porteur” ou porteur excreteur et le taux de Corona trouvé dans les selles. Ce test est effectueé par ecouvillon rectal.
J’invite mes clients à parler du problème avec leur vétérinaire pour avoir son avis.
Il y a des nombreux articles sur le Corona et sa forme intestinale et la mutation du Corona vers la PIF. Je vous invite à vous renseigner et lire sur le sujet.


Je vous laisse le site du chercher Diane Addie qui explique très bien le Corona virus et la PIF.

http://www.catvirus.com/French/indexfr.htm



LA STERILISATION PRECOCE.

Cet article a été repris du S.C.F. (Sphynx Club de France) avec quelques anotations personnelles venues de notre propre expérience.

Objet de nombreuses réticences en France, la stérilisation précoce (stérilisation des chatons âgés de moins de 4 mois) est depuis une quinzaine d’années, une pratique courante en Amérique du Nord.
Toutes les études menées, ainsi que le recul dont nous disposons actuellement, n’ont pas permis de mettre en évidence des incidences sur la santé et le développement du chat.

Les études ont menées sur la comparaison et le suivi de 3 groupes de chats (mâles et femelles) :

Chatons stérilisés à 7 semaines
Chats stérilisés après leur puberté (7 mois)
Chats adultes entiers

Les constatations sont les suivantes :

Aucune incidence sur le diamètre de l’urètre des chats mâles stérilisés à 7 semaines
Aucun retard de croissance

Concernant la croissance, il est en effet important de noter que la puberté entraîne le processus de ralentissement puis de l’arrêt, de la croissance des cartilages. En stérilisant un chaton avant sa puberté, on freine ce processus. La croissance osseuse se poursuit donc plus longuement, le chat stérilisé précocement aura donc une taille légèrement supérieure à celle d’un congénère entier ou stérilisé plus tardivement.

Chez les mâles stérilisés avant 10 semaines, on constate qu’il n’y a pas de séparation entre le pénis et l’étui pelvien. Cela ne gêne aucunement le chaton dans sa fonction urinaire et n’a pas d’incidence sur sa santé.

Il a également été observé que la prise de poids qui découle fréquemment des suites d’une stérilisation effectuée après la puberté, est rare chez le chat stérilisé précocement.

Il n’a pas été constaté en effet de perte de la vitalité et de la dépense énergétique chez le chaton après sa stérilisation, comme cela est le cas chez le chat stérilisé après sa puberté. La prise de poids est donc très limitée.

Ni les études européennes, ni les études américaines, n’ont pu mettre en évidence la moindre incidence dommageable pour la santé et le développement du chat stérilisé précocement. La stérilisation précoce n’est donc aucunement dangereuse pour la santé du chat.

L’ANESTHESIE

Les risques liés à l’anesthésie sont rigoureusement identiques à ceux auxquels sont exposés les chats adultes. Un chaton de 3 mois qui ferait une réaction à une anesthésie, ferait probablement la même réaction à l’âge de 8 ou 12 mois.

Les chatons stérilisés entre 10 et 16 semaines ont une récupération très rapide à l’anesthésie. Tout particulièrement par comparaison avec des chats plus âgés. Le chaton a un réveil très facile et récupère rapidement toute sa vitalité. 2 à 3 heures après son réveil, il joue normalement.

A QUEL AGE PRATIQUER UNE STERILISATION PRECOCE ?

Il est possible de stériliser un chaton à partir de 7 semaines. Toutefois, pour éviter de recourir à un protocole pédiatrique pour l’anesthésie, plus délicat, nous conseillerons d’attendre que le chaton ait atteint un poids d’un kilo. Soit entre 10 et 14 semaines. L’avantage d’attendre un peu pour un éleveur est de ne pas stériliser un chaton qui va évoluer très favorablement en type. Il est en effet difficile de juger du type d’un chaton de 7 à 8 semaines…
Actuellement les chatons sont stérilisés 10 jours après le rappel des vaccins.
La technique chirurgicale est exactement la même que sur un chat plus âgé. Il n’y a pas plus de difficultés à stériliser une femelle qu’un mâle. Les vétérinaires qui ont stérilisé des chatonnes de 3 mois, constatent également l’absence de dépôts graisseux sur les ovaires, ce qui facilite l’intervention.

POURQUOI STERILISER PRECOCEMENT UN CHATON ?

Cette pratique est intéressante pour les éleveurs souhaitant écarter du circuit de la reproduction certains chatons de leurs portées et les particuliers désirant acquérir un chaton de compagnie.

Pour l’éleveur, c’est l’assurance que le chaton vendu en compagnie ne reproduira jamais.

Certains chatons ont en effet un type assez moyen, voire, peuvent être porteurs de défauts morphologiques disqualifiants en expo (noeud à la queue par ex), il n’est donc pas souhaitable qu’ils reproduisent.

Or, en vendant un chaton en compagnie, on n’est jamais certain que l’acquéreur ne changera pas d’avis un jour en décidant de le faire reproduire. Il n’est pas rare par exemple que les proches fassent pression pour que le nouveau propriétaire fasse au moins une portée. Malheureusement il y a aussi les portées non voulue avec le matou du voisin. Nous estimons qu’il y a suffisament de chat de gouttière qui cherchent un foyer et qui végétent dans les SPAs.

Quoi de plus angoissant pour un éleveur de découvrir que la chatonne vendue pour la compagnie, est gestante, et entre les mains de quelqu’un qui n’a pas la connaissance des gestes à accomplir en cas de difficultés qui se présenteraient lors de la mise bas ?

Certaines personnes n’hésitent pas à demander un chaton de compagnie (vendu moins cher), mais avec déjà la ferme intention de débuter un élevage. Et ne parlons pas de ceux qui achètent un chat de qualité compagnie, et le revendent comme de qualité expo, 2 fois plus cher, à des naïfs. En annonçant que le chaton vendu en compagnie sera stérilisé, on fait fuir les acquéreurs douteux. Il vaut mieux rater une vente que de céder un chaton à quelqu’un qui n’est pas sincère et qui trahit la relation de confiance nécessaire entre l’éleveur et l’acquéreur.

Certains acquéreurs voient dans la reproduction, un moyen de se rembourser du prix du chaton (bien que le risque soit surtout, de ne pas rentrer dans ses frais… ).

Tout éleveur sérieux doit donc veiller à ne pas laisser entrer dans le circuit de la reproduction, trop de chats issus des mêmes reproducteurs, principalement si le type de ces chats n’est pas de nature à participer à l’amélioration de la race et veiller à ne céder pour élevage ses chatons, qu’à des éleveurs, novices ou expérimentés, possédant un véritable plan d’élevage qui contribueront à améliorer la race, et à éradiquer les tares génétiques.

La stérilisation précoce permet donc de protéger à la fois le chaton vendu en compagnie et le travail de l’éleveur (et celui des éleveurs qui l’ont précédé), dans l’intérêt de la race.

Pour le particulier, l’avantage est de ne plus avoir à se préoccuper de la stérilisation de son chat, évitant ainsi les premières chaleurs d’une femelle (on limite le risque de tumeurs mammaires et utérines en stérilisant une femelle avant ses premières chaleurs). Celle ci peut à ce moment là hurler aussi fort que les poans et marquer partout. Les mâles font des marquages urinaires dès qu’ils le peuvent et partout.

Il est à noter qu’aussi bien les femelles que les mâles peuvent s’enfuir et prendre d’énorme risques ( sauter d’un balcon ou d’une fênetre,…) pour retrouver celui ou celle qui comblera ses désires.

Quant aux risques de l’anesthésie, ils sont supportés par l’éleveur, non par l’acquéreur.

Rappelons qu’un éleveur ne vend pas un objet, mais un chaton qu’il a aidé à naître, qu’il a vu grandir, évoluer et auquel il est attaché. Il est donc légitime que ce soit lui qui décide si oui ou non ses chatons reproduiront. Il ne doit pas se laisser influencer par certains arguments qui veulent que ce soit à l’acquéreur qui achète un chaton, de faire ce qu’il veut avec. Cet argument serait valable avec une voiture, pas lorsqu’il d’agit d’un être vivant.

Nous rappelons également que sur les contrats de vente, la clause qui consiste à retenir le pedigree contre une stérilisation effectuée par l’acquéreur après la vente, est considérée comme abusive et sans valeur juridique.

Bibliographie / références
Etude menée par le Professeur Verstegen de l’université de Liège sur la stérilisation précoce du chaton, présentée au séminaire 2002 de la Société Française de Félinotechnie (SFF) qui s’est tenu à l’Ecole Vétérinaire de Maison Alfort
Une étude très complète sur le site de la Winn Feline Foundation : early-spay-neuter early-neuter
Dépêche Vétérinaire n° 672 2001 22 Chanoit G.
Article du Dr Elise Malandain anciennement attachée à l’Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport (UMES) l’Ecole Vétérinaire de Maison Alfort, dans le bulletin n°33 du Club Félinotechtnique Royal Canin – mai juin juillet 2003.